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25 novembre 2014

Valls aime l'entreprise. Comme 90% des Français

Vous vous souvenez ? C'était fin août, et cela avait fait grand bruit. "J'aime l'entreprise", avait lancé Manuel Valls devant le Medef. Extraordinaire, s'était-on dit alors, dans la bouche d'un Premier ministre socialiste. Une "provocation", avait-on même entendu sur l'aile gauche du PS. D'autant que la déclaration d'amour a été répétée, peu après, en allemand à Berlin ("Ich mag die Unternehmen !") puis en anglais à Londres ("My government is pro-business !"). 

Extraordinaire ? Pas tant que ça. La lecture du Monde nous apprend qu'en prononçant cette phrase, Valls se situe en réalité en adéquation avec l'écrasante majorité des Français. Selon un sondage Ipsos publié par le quotidien, 89% des Français ont une image positive de l'entreprise. Autrement dit, 9 Français sur 10 aiment l'entreprise. Comme Valls.

L'évolution des mentalités est profonde. En 2004, à peine plus de la moitié des Français pensaient la même chose. Surtout, le changement est patent chez les sympathisants socialistes : 93% d'entre eux portent un regard positif sur l'entreprise. "Il y a quinze ans, la proportion était à peu près inverse", rappelle Brice Teinturier, d'Ipsos, dans Le Monde.

En tenant son discours pro-business, Manuel Valls ne casse donc pas les codes. Il tente plutôt de faire intégrer au logiciel du PS des mises à jour déjà bien ancrées dans l'opinion publique. Mais auxquelles les Eléphants ont encore du mal à s'adapter.

17 novembre 2014

Mariage gay : Sarkozy dans le brouillard

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Rembobinons la scène. Celle qui s'est déroulée au meeting organisé par Sens commun, ce collectif issu de la Manif pour tous, samedi à Paris. Les trois candidats à la présidence de l'UMP ont défilé devant une salle farouchement hostile au mariage homosexuel pour expliquer leur ligne. Deux d'entre eux ont défendu une position claire. Le troisième beaucoup moins.

Bruno Le Maire a essuyé les plâtres. Le député de l'Eure, qui s'est abstenu sur la loi Taubira en 2013, a rappelé qu'il était pour sa "réécriture" afin de "lever les ambiguïtés" sur la filiation, la PMA et la GPA.

Sous les huées, Le Maire a tenu bon : "Vous n'êtes pas d'accord pour certains, c'est votre droit le plus entier. Mais ne me reprochez pas d'avoir la même position depuis le début. (…) Ne me reprochez pas d'avoir eu le courage de dire en public ce que je dis en privé et de défendre en privé les positions que je défends en public. Ne me reprochez pas de ne pas faire comme certains qui vous expliquent que pour ne pas diviser la famille politique, ils attendront leur élection pour donner leur propre position". Une attaque claire à l'endroit de Nicolas Sarkozy.

Hervé Mariton est ensuite monté sur scène, pour défendre lui aussi une position très claire… et exactement inverse. "Il faut abroger la loi Taubira. Ce qu'une loi fait, une loi peut le défaire". Acclamations. On entend même des "Mariton président !"

Puis est venu le tour du grand favori, Nicolas Sarkozy. Voulant se "débarrasser tout de suite" du sujet, l'ex-président affirme que la loi Taubira "devra être réécrite de fond en comble". Une position qu'il avait déjà défendue début octobre. Mais ensuite, pressé par la salle qui crie "abrogation", Sarkozy, visiblement agacé, prononce le mot fatidique : "si vous préférez qu'on dise qu'on doit l'abroger pour en faire une autre, en français ça veut dire la même chose, et ça aboutit au même résultat".

"Clarification", "revirement", "volte-face" : voici les mots que l'on pouvait lire peu après cette déclaration. En réalité, c'est plutôt le mot "flou" qui s'impose. D'autant que si Nicolas Sarkozy veut "abroger" la loi Taubira, il est favorable à l'idée d'un mariage pour les couples de même sexe : "Je veux un mariage pour les homosexuels, un mariage pour les hétérosexuels, qui tiennent compte justement de la différence".

Nicolas Sarkozy veut-il "abroger" la loi Taubira ou la "réécrire" ? Apparemment, pour son camp, c'est la même chose. "Il a dit qu'il était pour une abrogation, c'est-à-dire pour une réécriture profonde de la loi Taubira", a expliqué son porte-parole Gérald Darmanin à Jean-Jacques Bourdin, lundi.

Hervé Mariton n'est pas d'accord. "Il ne peut pas dire qu’il va abroger la loi Taubira, puisqu’il promet de maintenir le mariage homosexuel, qui est l’article 1 de la loi Taubira !", affirme-t-il dans Le Monde.

Et le député de résumer ainsi ce meeting : "Mariton abroge, Le Maire maintient et Sarkozy abroge… en maintenant". Comme disait la grand-mère de Martine Aubry, "quand c'est flou…"

Crédits photo : capture francetvinfo

13 novembre 2014

Quand Juppé dénonce le "FNPS"

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Qu'il est loin, le "front républicain" ! Dans une interview très commentée aux Inrockuptibles, Alain Juppé se pose certes en modéré, en prônant une "identité heureuse" ou en se disant définitivement favorable à l'adoption par les couples homosexuels. Mais le maire de Bordeaux, qui est candidat à la primaire pour 2017, n'en attaque pas moins le Parti socialiste, en l'assimilant au Front national.

"Moi, ce qui m'inquiète, c'est le "FN-PS", déclare-t-il. "Il y  a une vraie complicité entre le FN et le PS depuis longtemps. Elle a été inventée par François Mitterrand et a été attisée au fil des ans".

Un refrain déjà entonné en 2013 par Jean-François Copé, puis plus récemment par les troupes sarkozystes, mais qu'il est plus étonnant de retrouver dans la bouche de ce chantre de la "droite à visage humain", comme la qualifie les Inrocks.

12 novembre 2014

A part le déjeuner Jouyet-Fillon, qu'y a-t-il dans "Sarko s'est tuer" ?

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C'est le livre qui, depuis quelques jours, fait trembler la République. Sarko s'est tuer (Stock), signé Gérard Davet et Fabrice Lhomme, sort ce mercredi en librairies. Les deux journalistes du Monde y racontent, en préambule, le fameux déjeuner entre Jean-Pierre Jouyet et François Fillon, lors duquel l'ancien premier ministre aurait demandé au secrétaire général de l'Elysée de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy. Autrement dit, d'accélérer les procédures judiciaires qui visent l'ancien président.

Mais ce livre, c'est surtout le récapitulatif détaillé des onze affaires qui touchent, de près ou de loin, Nicolas Sarkozy. Davet et Lhomme racontent par le menu ces complexes embroglios dans lesquels Sarkozy a le don de se fourrer. De l'affaire Bygmalion à celle des "écoutes", de l'arbitrage Tapie aux sondages de l'Elysée en passant par Kadhafi, toutes ces affaires sont remises en perspective une par une, rendant leur déroulé bien plus clair qu'à travers les nombreux articles de presse dans lesquels elles sont distillées au compte-goutte. Sarko s'est tuer a donc une vraie force pédagogique.

Toutefois, ce qui affaiblit la pertinence de ce livre, c'est la réalité judiciaire. Sur ces onze dossiers, Nicolas Sarkozy n'a été mis en examen qu'une seule fois, dans l'affaire des "écoutes" : l'ancien président est soupçonné d'avoir corrompu un magistrat à la Cour de cassation pour faire pencher un arrêt en sa faveur. Et encore, cette enquête a été suspendue en septembre dernier.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont bien conscients de cette faiblesse. C'est pourquoi ils écrivent que "c'est d'abord sur un plan moral et éthique qu'il faut se situer". Pour eux, rien que le fait de s'être empêtré dans autant de scandales rend l'ex-président "moralement inéligible". Leur ouvrage, qui est à charge, a moins pour but de démontrer une culpabilité de Nicolas Sarkozy que de mettre au jour des pratiques auxquelles il aurait constamment recours. Car, estiment-ils, le sarkozysme "n'est pas une idéologie mais un système".

10 novembre 2014

Affaire Fillon-Jouyet : le boomerang de Hollande ?

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François Hollande n'a décidément pas de chance. Alors que l'affaire du déjeuner Jouyet-Fillon aurait pu redonner de l'air au président, en plongeant à nouveau la droite dans une sanglante guerre des chefs, c'est lui qui se retrouve dans le collimateur, en tant que supérieur hiérarchique du secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. Celui qui a imprudemment parlé aux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, en affirmant que Fillon lui a demandé de "taper vite" sur Sarkozy, est dans l'oeil du cyclone. D'autant que, après avoir démenti puis admis ses propos, il se retrouve convaincu de mensonge.

Pourtant, la grenade était prédestinée à faire de nouveau trembler l'UMP. Elle a été dégoupillée dans un livre qui s'intitule Sarko s'est tuer* - c'est tout dire - et contenait tous les germes d'une nouvelle guerre fratricide. Pensez donc : Fillon demandant à l'Elysée d'accélérer les procédures judiciaires à l'encontre de son rival Sarkozy, déjà poursuivi par les affaires… L'ambiance du psychodrame Fillon-Copé en 2012 n'est pas loin.

Mais cela n'est pas arrivé car, pour une fois, l'UMP a plutôt bien joué sa partition. Fillon, d'abord, en contre-attaquant au 20 Heures de TF1, rejetant la faute sur Jouyet, qu'il accuse de "mensonge". Mais aussi le camp Sarkozy, qui n'a pas commis l'erreur d'accabler Fillon, et préfère concentrer le tir sur Hollande. Ainsi de son porte-parole Gérald Darmanin, qui s'est interrogé, lundi matin sur RTL, sur un éventuel rôle du chef de l'Etat dans la divulgation de l'affaire.

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Et le soir, c'est Sarkozy lui-même qui, en meeting, a eu beau jeu de dénoncer le "mensonge" du pouvoir en place. Pour l'ancien président, l'affaire est du bain bénit : elle lui permet à la fois de se poser en rassembleur magnanime de son camp et lui sert sur un plateau des arguments contre Hollande.

Une telle unité n'est pas de mise à gauche, où l'on ne fait pas tellement bloc derrière Jouyet, qui a le double tort d'avoir été ministre de Sarkozy et d'être un tenant de la ligne sociale-libérale privilégiée par Hollande. Le député PS Alexis Bachelay a même demandé la démission du secrétaire général de l'Elysée. Quant au président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, et au patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, ils ont concédé une "maladresse" de Jouyet.

Bref, la droite a habilement esquivé un psychodrame, et c'est l'Elysée qui risque de payer les pots cassés, sous l'oeil embarrassé du PS. L'affaire Jouyet, ou l'histoire d'un retournement de situation dans laquelle Hollande se retrouve arrosé. Mais était-il l'arroseur ?

*Editions Stock

Crédits photos : jmayrault/Flickr (CC-Licensed-by) - capture BFMTV

07 novembre 2014

Marine Le Pen à l'Elysée ? Une étape est franchie

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Elle s'en est félicitée, vendredi, lors d'une conférence de presse. Après avoir étrillé l'intervention télévisée de François Hollande, Marine Le Pen a déclaré : "Mon seul motif de réjouissance est que l'éventualité de notre victoire en 2017 soit maintenant dans le débat public". 

Car la présidente du FN a constaté une réalité qui s'est installée ces dernières semaines. Dans la classe politique, les salles de rédaction et l'opinion publique, une certitude s'est imposée : Marine Le Pen sera au second tour de la présidentielle de 2017. Sondage après sondage, la tendance se confirme. En septembre, l'Ifop envoyait même la leader frontiste à l'Elysée en cas de second tour contre François Hollande. Avec un large score : 54%.

Marine Le Pen à l'Elysée ? "Le pire est possible", titre L'Express en couverture cette semaine. En pages intérieures, l'hebdomadaire raconte comment la patronne du FN cherche à se façonner une stature de présidentiable. En rattrapant de façon accélérée une culture générale lacunaire. En entretenant des relations suivies avec des interlocuteurs qui l'abreuvent en chiffres et en arguments, que ce soit sur l'immigration, la géopolitique ou le virus Ebola. En ciselant les formules qui feront mouche lors de son prochain passage média.

Autre élément de la stratégie : au détour d'une phrase, vendredi, la présidente du Front national s'est auto-proclamée "chef de l'opposition". Elle tire les conclusions d'un sondage qui en fait, de loin, celle "qui s'oppose le plus" à François Hollande.

Personne ne peut vraiment contester cette casquette à Marine Le Pen. A l'UMP, la guerre des chefs affaiblit l'argumentation face au FN. A l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon vocifère, mais les électeurs n'ont pas suivi cette année. Au PS, aucune personnalité n'ose encore réellement sortir du bois face à Hollande.

Résultat, dans tous les partis, le match pour 2017 risque de se polariser autour d'une question : qui peut battre Le Pen ? Dans l'ascension du FN vers le pouvoir, 2014 aura bel et bien marqué une étape décisive. Dans les urnes, mais aussi dans les esprits.

02 octobre 2014

Publicité : France Télé pris au piège, le gouvernement aussi

france télévisions, publicité

Non, il n'y aura pas de retour de la publicité après 20 heures sur les antennes de France Télévisions. La nouvelle ministre de la Culture, Fleur Pellerin, s'était montrée ouverte à cette éventualité. Mais selon Europe 1, l'Elysée a clos le dossier. Le sujet - très polémique - avait été relancé par une expérimentation pratiquée par France 3, qui consiste à diffuser un peu de publicité à 20h10 sur quatre de ses déclinaisons régionales. La loi de 2009 voulue par Nicolas Sarkozy se borne en effet à interdire la réclame uniquement sur les antennes nationales.

Mais ce n'est pas une minute de pub en régions qui fera le bonheur financier de France Télévisions. Car après ce "niet" de François Hollande, le groupe public est bel et bien dans une impasse. Jusqu'ici, la suppression partielle de la publicité sur l'audiovisuel public était compensée par une dotation accordée par l'Etat. Mais, rigueur oblige, celle-ci se réduit comme peau de chagrin. De 420 millions d'euros en 2012, elle est passée à 292 millions en 2014, et plongera à 29 millions en 2017. Une paille.

france télévisions, publicitéPour parer à cette baisse, le gouvernement comptait sur une hausse de la redevance, indexée sur l'inflation. Pas de chance : dans le contexte de morosité économique, les prix augmentent très peu ! A partir de là, l'exécutif était confronté à un dilemme : prendre le risque d'une crise sociale à France Télé en réduisant encore ses recettes ? Ou mécontenter à nouveau les Français par une hausse de la redevance ? C'est la seconde option qui a été choisie. Mercredi, lors de la présentation du budget, le gouvernement a annoncé une hausse de 3 euros de cet impôt très impopulaire, qui s'élèvera à 136 euros en 2015.

Pourtant, en l'absence de publicité supplémentaire, le dilemme ne manquera pas de se reproduire à nouveau, et la poche du contribuable n'est pas sans fond. Le service public ne s'en sortira pas sans de profondes réformes de structure, qui permettront de réelles économies.

Mais quelles réformes ? Le 20 septembre, Michel Sardou, invité de Laurent Ruquier dans On n'est pas couché sur France 2, y est allé de sa suggestion. Au détour d'une phrase, il a lancé cette remarque : "pourquoi l'Etat a autant de télévisions ? Il y en a au moins six ! On pourrait faire des économies..." L'animateur s'est empressé de passer à autre sujet. Mais peut-être son invité n'avait-il pas tort.

Crédits photos : AFP/20minutes.fr

22 septembre 2014

Qui veut de LCI ?

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Cruel suspense pour les salariés de LCI. Mardi, le groupe TF1 annoncera quel sort attend sa chaîne d'information, sur la sellette depuis que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a refusé, en juillet, son passage sur la TNT gratuite. Seule certitude : LCI va devoir changer, et les conséquences sociales pourraient en être lourdes. L'équation que doivent résoudre Nonce Paolini, le patron de TF1, et Martin Bouygues, son actionnaire, est à la fois économique et politique.

Economique, évidemment, puisque LCI est aujourd'hui dans l'impasse. Les dirigeants de TF1 paient une erreur commise en 2005, lors du lancement de la TNT gratuite, à laquelle ils n'ont pas cru. Neuf ans plus tard, i>Télé et surtout BFMTV taillent des croupières à LCI, restée payante et condamnée à une audience confidentielle de 13.000 téléspectateurs par quart d'heure en moyenne. Et si le CSA a refusé le passage au gratuit, c'est parce qu'il estime que le marché publicitaire était trop fragile pour faire vivre trois chaînes d'information sur la TNT. Le piège s'est refermé sur le groupe TF1.

Pour LCI, la planche de salut pourrait être numérique. Souvent désigné comme le fossoyeur de la presse, Internet pourrait cette fois sauver un média traditionnel. TF1 est en effet en discussions avec le groupe Figaro, en vue d'un partenariat qui ferait de LCI un producteur de contenus pour son site. La vidéo est en effet devenu un enjeu crucial pour les sites d'information, car elle rapporte bien plus que les formats publicitaires traditionnels. En 2013, la publicité liée à la vidéo représentait un marché de 136 millions d'euros en France, en hausse de 32%, souligne Le Monde.

lci, TF1, françois hollande, nonce paolini, martin bouygues, le figaroLCI est aussi un enjeu politique. Le dossier est d'ailleurs suivi de près à l'Elysée. En juillet, lorsque le CSA a refusé le passage au gratuit de LCI, des élus UMP se sont insurgés contre sa décision, pointant la proximité avec la gauche d'Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, nommé par François Hollande à la tête du CSA.

Il est pourtant peu probable d'imaginer que le président de la République ait pesé de manière défavorable à LCI. D'abord en raison du risque de casse sociale, très médiatisé par la direction de TF1. Ensuite parce qu'en privé, Hollande s'en est déjà pris à BFMTV, épinglée notamment pour son traitement de l'affaire Leonarda. L'arrivée d'un nouvel acteur sur le marché des chaînes info gratuites aurait pu, à ses yeux, permettre de faire contrepoids à l'influence de BFM. Ce ne sera finalement pas le cas, et LCI se voit condamnée à se réinventer, sous peine de sombrer définitivement.

Crédits photos : giiks/Flickr, licence CC - Valsts kanceleja, licence CC

18 septembre 2014

Les sept petites blagues de François Hollande

françois hollande

Même lorsque la situation internationale est grave, même lorsque le chômage atteint des sommets, même lorsqu'il est à 13% dans les sondages, même lorsque son ex-compagne déballe sa vie privée, il ne peut pas s'en empêcher ! "Monsieur petites blagues" est toujours vivant, il l'a prouvé lors de sa conférence de presse du 18 septembre. Inventaire.

• "La presse est indépendante, nous le voyons tous les jours, en tous cas moi..."

Dans son propos introductif.

• "Mon objectif, ce n'est pas de me protéger, de m'abriter, vous l'aurez remarqué."

A propos de son quinquennat.

• "Je ne peux pas, comme président de la République, supprimer la pluie. Je ne peux pas non plus la provoquer, même si certains ont pu émettre cette hypothèse !"

A propos de l'île de Sein.

• "Le gouvernement, le président ne connaît pas les feuilles d'impôt des députés. Ni des journalistes, je vous rassure tout de suite !"

A propos de l'affaire Thévenoud.

• "Madame, je comprends votre acharnement à prendre le micro, votre sens de l'éthique..."

A une journaliste qui lui pose une question sur sa vie privée.

• "Le premier rang, c'est du sérieux !"

Après la question sur la fiscalité d'un journaliste assis parmi les premiers rangs.

• "C'est une question que vous posez à vos collègues, j'imagine ?"

A une journaliste lui demandant si la presse est responsable de son impopularité.

Crédits photo : capture écran Elysée

16 septembre 2014

Le discours de Valls en mode PowerPoint (et avec une faute d'orthographe)

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Matignon a mis en ligne la vidéo intégrale du discours de politique générale que Manuel Valls a prononcé mardi devant l'Assemblée nationale. Avec une particularité : il s'agit d'une "version augmentée". Sur la partie droite de l'écran, les services du Premier ministre ont résumé les points forts du discours, en gros caractères.

Le résultat : une sorte de présentation PowerPoint, digne de l'exposé d'un business plan à un groupe d'investisseurs.

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On notera l'effort de graphisme (une flèche qui part en vrille pour symboliser l'économie française), ainsi que l'aspect pédagogique (des plans en trois parties) :

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La politique du gouvernement est allègrement vantée, à défaut d'être expliquée :

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Les phrases chocs sont martelées à l'envi :

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La formule est assez efficace pour résumer les anaphores, dont (ab)use Manuel Valls :

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En revanche, question visuels qui donnent envie, on repassera :

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Petite suggestion pour la prochaine fois : éviter les fautes d'orthographe. Le participe passé "fait" suivi d'un infinitif est toujours invariable : "nous les avons faites bouger" n'est donc pas français...

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